Envers et contre tous

     L’Humanité est complexe : vivre ensemble est un combat quotidien pour sa propre survie. Une personnalité est unique, on peut trouver une âme similaire à la nôtre mais il restera toujours des parts d’ombre qu’on ne pourra atteindre. Malgré cette évidence fondamentale, mon esprit ne l’accepte pas. Il n’en peut plus.

   Je n’accepte pas la négativité qui pousse les autres à nous rabaisser pour nous empêcher d’atteindre nos objectifs, nos rêves, une joie de vivre qu’ils ne peuvent plus posséder ; je n’accepte pas l’injustice entre les individus, plus particulièrement quand certains prônent la méritocratie avec une cuillère d’argent dans la bouche ; je n’accepte pas ceux qui défendent l’indéfendable uniquement parce qu’ils ne peuvent pas supporter le bouleversement de leur réalité ; je n’accepte pas ceux qui mettent au monde des enfants pour les détruire, pour les plonger dans un monde qui ne peut pas en accepter davantage, pour satisfaire un égoïsme déraisonnable qui leur permet de ne pas reconsidérer leur existence pitoyable ; je n’accepte pas les conformistes qui ne réfléchissent pas à leurs comportements mais qui se permettent de juger et déconsidérer ceux qui les dépassent spirituellement ; je n’accepte pas ceux qui proclament une paix malhonnête au nom d’une parole divine alors qu’elle promeut tout l’inverse ; je n’accepte pas les faibles d’esprit qui refusent d’écouter les plus sages parce qu’ils n’ont qu’une décennie ; je n’accepte pas d’avoir le cœur sur la main pour qu’on me l’arrache lorsque je la tend à quelqu’un ; je n’accepte pas ce monde insensé qui vend sa propre chair pour la perdre à jamais ; je n’accepte pas tous ces hommes indignes qui perpétuent les mêmes souffrances à l’encontre d’un sexe assigné « illégitime » ; je n’accepte pas ces femmes qui, au nom de leurs souffrances passées, perpétuent ces mêmes souffrances à leurs cadets.

       Je ne peux plus accepter tous ces humains qui ne concèdent pas un instant écouter les blessures de son voisin pour qu’un jour, on puisse se comprendre mutuellement. J’accepte dorénavant une solitude bénigne, celle qui proclame une forte estime de soi et un amour inconditionnel, inébranlable en dépit des individus toxiques qui proclameront ces quelques blâmes : égoïste, ingrate, prétentieuse, présomptueuse… J’en ai conclue que la solitude est la meilleure des compagnies lorsque le monde se retourne contre moi, contre l’amour immense que je veux offrir mais que l’on n’accepte pas.

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