Le Cri de Porcelaine

      Je me souviens encore de ce moment où je rédigeais cette nouvelle. Je cherchais mes mots, ne maîtrisais pas la langue française et ses subtilités avec aisance. Pourtant, rien ne m’a arrêtée ; bien au contraire, j’ai voulu mener cette aventure littéraire jusqu’au bout. J’avais espoir d’écrire quelque chose de moderne avec la qualité littéraire des grands auteurs. Pourtant, le résultat n’a pas été digne de mes attentes. Souhaiter devenir un grand écrivain ne suffit pas pour le devenir. Mais ma persévérance m’a menée jusqu’au terme de ce projet : j’ai réussi à publier cette nouvelle.

      Le Cri de Porcelaine a été publié il y a maintenant trois ans. Ce texte n’a pas eu l’effet escompté. J’ai publié ma nouvelle chez une maison d’édition qui publie au frais de l’auteur. En d’autres termes, pour faire connaître mon écrit, je devais faire sa promotion moi-même ou payer des services hors de prix pour une adolescente. Ce projet s’est avéré être une déception. Mes attentes et mes rêves ont été quelque peu bousculés par la réalité du marché et des pratiques actuelles des maisons d’édition à compte d’auteur. Tous les efforts que j’avais fait, toute la motivation que j’avais pour ce projet s’est avéré être un échec. Si j’étais publiée, ce n’était pas pour mon talent mais parce que cette maison d’édition n’avait pas les mêmes pratiques que celles qui m’intéressaient réellement à l’époque. J’ai pensé qu’elle avait accepté mon manuscrit parce qu’elle ne faisait office que d’imprimerie. Autrement dit, il n’y avait donc aucune sélection.

    Mais je n’avais pas compris quelque chose à l’époque que je viens de réaliser à l’instant. Cette maison d’édition à compte d’auteur procédait bien à une sélection de manuscrit, mais ses critères étaient bien plus souples. J’ai donc eu la chance d’être sélectionnée. Mon manuscrit regorgeait bel et bien d’une certaine qualité qui a plu au comité de lecture. Lorsque je repense à cet événement, je suis fière d’avoir persévéré pour réaliser ce rêve. Mais, il n’est pas complètement accompli. Je sais maintenant que ma volonté me permet d’atteindre des objectifs qui me tiennent à cœur et qu’il n’y a qu’un obstacle à leur réalisation : moi-même.

      Il me plaisait souvent de citer cette phrase de M. Butor : « l’écriture est pour moi une colonne vertébrale. » Cette citation énonce une vérité que j’avais oublié ces trois dernières années parce que je me suis perdue, parce que j’ai laissé mon environnement me convaincre que je n’avais pas la capacité et le talent de devenir celle que je voulais devenir. Maintenant, je sais : je deviendrai l’écrivain que j’ai toujours voulu devenir.

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4 réflexions au sujet de « Le Cri de Porcelaine »

  1. Je ressens la même chose que toi de temps en temps, ce sentiment de ne pas en être capable s’est extrêmement atténué, je peux écrire quand je le veux, sans pression, sans désir d’être publié, seulement écrire pour l’amour des mots.

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    1. C’est un sentiment commun aux écrivains débutants je pense.. Mais comme tu le dis si bien, l’amour des mots doit primer et devenir le vecteur de notre activité d’écriture.

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