L’oeil du cyclone

Comme la houle d’une vague sur la plage, elle apporte les débris de la mer et emporte avec elle les restes qui s’y étaient échoués.

Tant de souvenirs, tant d’amour passé qui s’envolent comme si tout ceci n’avait jamais existé. Les pensées disparaissent avant même d’être, les mots n’ont pas le temps d’être formulés. Il n’y a plus rien, il n’y a plus que ce trou béant au creux de la poitrine.

Cette poitrine tant caressée, cette peau qui a tant de fois été bafouée, malmenée, méprisée et qui, un jour, a pu trouvé celle contre laquelle elle serait aimée.

Puis l’amour fut emporté au large. Encore une fois, la solitude regagna le terrain qu’elle avait laissé quelques temps. On aurait cru l’oeil d’un cyclone : la vie dans sa violence, dans son injustice et dans toute sa malfaisance avait accordé un instant de paix en son sein.

Un jour, j’aimerais apprendre à nager. J’aimerais trouver le moyen de rester hors de l’eau et ne plus jamais me noyer. J’aimerais savoir comment affronter la tempête, trouver un point d’ancrage qui m’aidera à survivre malgré elle.

Non, j’aimerais qu’un jour, je trouve un abris dans lequel me réfugier, entendre un souffle de peur et de réconfort et ne plus jamais me sentir seule comme je l’ai été.

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